Intégration au fonds fiduciaire de la Banque mondiale
Le Maroc a rejoint un fonds fiduciaire de la Banque mondiale, financé par la Suisse, pour renforcer ses systèmes financiers. Ce dispositif, axé sur l'inclusion, la profondeur des marchés et la résilience du secteur financier, s'inscrit dans une approche stratégique de développement économique.
- l'inclusion
- la profondeur des marchés
- la résilience du secteur financier
Contributions financières de la Suisse
Selon un document officiel de l’institution financière internationale, cet accord prévoit des versements suisses répartis sur plusieurs années :
- 1,3 million de francs suisses après la contre-signature
- 1,85 million au plus tard le 30 juin 2026
- 1 million d’ici le 30 juin 2027
- 500 000 francs suisses au plus tard le 30 juin 2028
Objectifs du cadre établi par le fonds
Établi par un accord signé entre la Confédération suisse (représentée par le Secrétariat d'État à l'économie) et des institutions du groupe Banque mondiale, ce cadre vise à renforcer les systèmes financiers des pays bénéficiaires en les rendant :
- "profonds"
- "inclusifs"
- "efficaces"
- "résilients"
Le pays rejoint ainsi une liste de quatorze autres nations, allant de l'Albanie au Vietnam, en passant par l'Afrique du Sud et l'Ukraine.
Contexte et enjeux pour le Maroc
Il s'agit ici d'une intégration multilatérale, non d'un financement bilatéral spécifique. Le dispositif soutient les réformes financières en cours, avec un focus sur l'approfondissement des marchés et l'inclusion financière.
Les autorités marocaines visent à renforcer le rôle du système financier dans trois domaines clés :
- le financement de l’investissement
- l’accompagnement des entreprises
- la mobilisation de capitaux privés
Ce contexte est marqué par des réformes économiques ambitieuses et des projets d'infrastructures majeurs. La Banque mondiale précise que les autres clauses de l’accord d'administration demeurent inchangées.
Doté de 4,65 millions de francs suisses (environ 54 millions de DH), ce fonds couvre quinze pays et s'inscrit dans une logique de soutien aux réformes financières globales. L'amendement à l'accord d'administration du "Finance for Development Single-Donor Trust Fund" formalise l'entrée du Maroc aux côtés de l'Albanie, de l'Azerbaïdjan, de l'Égypte, du Ghana, de l'Indonésie, de la Serbie, de la Tunisie, du Pérou et d'autres nations en développement.
Cette intégration survient alors que le Maroc cherche à moderniser son système financier, en parallèle des grands chantiers d'infrastructures et des réformes structurelles en cours. Le dispositif suisse, bien que non spécifique au pays, offre un cadre technique et financier précieux pour accompagner ces transformations.