Fermeture de la piscine municipale
La piscine municipale de Tiznit est fermée depuis plus de neuf ans. Cette situation a suscité une vive réaction de l'Association Marocaine des Droits de l'Homme (AMDH), qui dénonce un manque de transparence et de responsabilité dans la gestion de ce service public.
Bien qu'une petite piscine ait été inaugurée dans le quartier administratif, l'AMDH souligne qu'elle ne compense pas l'absence prolongée d'une infrastructure essentielle pour la population.
Appels à la responsabilité des autorités
L'AMDH a relancé le débat sur cette fermeture, notant l'absence d'explications officielles claires. La piscine municipale représentait un espace crucial pour les enfants, les jeunes et les familles, particulièrement en été.
En outre, l'association critique le silence des autorités face à ses appels antérieurs, qu'ils aient pris la forme de correspondances ou de déclarations publiques. Elle estime que cette inertie accentue la négligence des droits des citoyens à des services publics de base.
Conséquences de la fermeture
Les risques liés à la fermeture dépassent la simple perte d'un lieu de loisirs. Voici quelques conséquences notables :
- De nombreux jeunes se rendent désormais à la plage d'Aglou.
- Ils utilisent des espaces aquatiques non sécurisés, souvent dépourvus de surveillance.
Problèmes structurels dans la gestion des projets locaux
Les observateurs soulignent un problème structurel dans la gestion des projets locaux, touchant à la fois à l'entretien, au suivi des réalisations et à la réhabilitation des équipements.
L'absence de données financières et de responsables clairement identifiés pour résoudre l'impasse complique davantage la situation. L'AMDH exige la publication de toutes les informations liées à ce dossier, la clarification des responsabilités juridiques et administratives, ainsi qu'un calendrier précis pour la réouverture de la piscine. Elle appelle également à des mesures immédiates pour garantir la sécurité des jeunes en l'absence d'alternatives publiques sûres.