Condamnation du chef de réseau
La Cour d'appel de Rabat a condamné le chef d'un réseau spécialisé dans la falsification de certificats du baccalauréat à
14 ans de prison ferme. Cette peine a été prononcée après avoir établi son implication dans la fabrication et la diffusion massive de documents contrefaits. Son complice a, quant à lui, écopé desix années d'emprisonnement dans le cadre de cette même affaire.Début de l'affaire à Bouznika
L'affaire a débuté à Bouznika, lorsque des agents de la Gendarmerie Royale ont été alertés par le service communal chargé de la légalisation des signatures, qui avait détecté des anomalies sur un certificat présenté par un jeune homme pour certification.
L'enquête immédiate menée par les autorités a conduit à l'interpellation du porteur du document, qui a révélé la provenance des faux certificats.
Investigations à Kénitra
Les investigations ont ensuite orienté les enquêteurs vers Kénitra, où le principal accusé a été arrêté à son domicile. Les forces de l'ordre ont découvert :
- Un sac contenant un stock important de certificats falsifiés, notamment des diplômes du baccalauréat
- Des certificats médicaux vierges signés
- Des actes de mariage contrefaits
Des attestations professionnelles répondant à la demande des zones industrielles Expertise technique de l'ordinateur portable
Un ordinateur portable saisi sur place a fait l'objet d'une expertise technique. Cette analyse a révélé l'utilisation de méthodes numériques avancées.
Le suspect reproduisait des cachets, signatures et identités visuelles d'institutions publiques et privées avec une telle précision que les documents semblaient authentiques.
Au cours des auditions, le principal mis en cause a reconnu avoir vendu ces documents contre des sommes importantes, principalement à des jeunes cherchant à intégrer le marché du travail dans les zones franches de Bouznika et Kénitra. Il a également avoué avoir réalisé un acte de mariage falsifié pour un tiers en échange d'une rémunération, entraînant la condamnation de ce dernier.
La cour a ordonné la destruction de tous les documents falsifiés saisis, y compris le certificat initial qui avait déclenché l'enquête. L'employé municipal ayant signalé l'anomalie a été cité comme figure clé dans le démantèlement du réseau.