Rejet des allégations
La Délégation Générale à l'Administration Pénitentiaire a catégoriquement rejeté les allégations circulant sur une page Facebook concernant des prétendus "actes de torture, mauvais traitements, privations de soins et de livres, ainsi que des conditions de détention inhumaines" subis par des détenus liés aux manifestations récentes.
Le communiqué officiel qualifie ces affirmations de
"dénuées de tout fondement" . Il est précisé que les 662 détenus concernés sont répartis dans 52 établissements pénitentiaires.Droits des détenus
Les autorités pénitentiaires ont précisé que ces détenus bénéficient de tous leurs droits légaux, notamment :
- Accès aux soins médicaux
- Visites familiales
- Promenades quotidiennes
- Réception de livres
- Approvisionnement via les économats
Un programme éducatif spécifique concerne 108 individus, dont :
- 13 en enseignement universitaire
- 20 au secondaire
- 40 au collégial
- 6 au primaire
- 29 en formation professionnelle
Clarification sur l'incarcération mixte
Concernant les accusations d'incarcération mixte avec des détenus accusés de crimes graves, la DGAP a expliqué que la classification obéit à des critères légaux stricts :
- 567 détenus sont poursuivis pour crimes
- 95 pour délits
Le communiqué a également démenti formellement les allégations d'agressions répétées contre le détenu M. Kh à la prison Ain Sebaâ 1. Il a été affirmé qu'aucune plainte ni incident médical non traité n'avait été enregistré.
Une autre accusation concernant une bagarre liée à l'utilisation d'un téléphone a été déclarée "fausse", la DGAP insistant sur le traitement systématique de tout incident pénitentiaire selon les procédures légales, avec des sanctions disciplinaires proportionnelles à la gravité des faits. Les autorités ont rappelé avoir déjà démenti à plusieurs reprises des informations similaires, fournissant des données précises sur les conditions de détention.
Le communiqué conclut par un avertissement clair : "Toute persistance dans la diffusion d'accusations irresponsables, notamment concernant la torture, entraînera des poursuites judiciaires." La Délégation Générale réaffirme son engagement à respecter la législation pénitentiaire en vigueur dans l'ensemble des établissements sous sa responsabilité.